"Dans l’imaginaire de cette gestuelle enivrée de sa diversité, tout peut être l’objet d’un effacement ou, tout au moins, d’une tentative d’effacement. Je puis vouloir effacer : tel ou tel aspect désagréable de ma perception du monde présent; la mémoire d’un passé qui m’est à charge, comme le souvenir d’un échec, d’une faute ou d’une humiliation que je veux oublier; la vision d’un avenir jalonné d’obstacles ou d’empêchements." 

 

Michel RIBON, Esthétique de l’effacement, Paris, L’Harmattan, 2005, p.11.

Montage: Carl Raymond