Les sculptures miniatures dépeignent des maisons qui brûlent, qui sont victimes d’une inondation ou d’un glissement de terrain menaçant de les engloutir. Malgré tout, elles restent toujours debout. Je mets parfois le feu à celles-ci. Elles deviennent ainsi les témoins d’une catastrophe. Le feu est cette force qui dévore tout; l’élément ultime de l’effacement, empreint du tragique et de la mort. Purificateur, il a le pouvoir de dissiper les traces du passé. Il symbolise la catastrophe qui a eu lieu dans l’espace intime. En se consumant, il crée une ouverture entre l’intérieur et l’extérieur et ouvre l’abri vers le dehors. Une fois éteinte, la maison en conserve les effluves, remembrance non désirée de ce drame. L’effacement n’a donc pas eu lieu, seulement une tentative.